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Durant l’été 2007 j’ai eu la chance d’aller à New York avec une amie. C’était une expérience inoubliable. Voilà quelques mots pour tenter de vous faire partager ces bons moments.

Episode 1: les noms

Bon, alors normalement si j’y arrive, je vais essayer de vous raconter ma petite escapade au pays de l’Oncle Sam, (oui oui, celui-là même qui dit: “I want You” quand il veut quelque chose !!!

Alors en fait quand je dis l’Oncle Sam, c’est un peu excessif puisque mon voyage dans ce beau pays, s’arrête à la Grosse Pomme, c’est-à-dire Big Apple aussi appelée par le colons “Nouvelle York” c’est à dire ici et pour le monde entier New York. Mais ici NY (prononcez Haine why ? C’est son côté Peace and Love) c’est aussi (et j’ai envie de dire SURTOUT) la ville qui ne dort jamais (comme votre serviteur qui vous ce post en direct à 2h10 du mat’ !!), ou mieux encore “La Ville Debout”

ce dernier étant mon préféré. il dit à la fois ne dort jamais et “droite et fière” à l’image des buldings de Manhattan qu’on ne présente plus (et on aurait d’ailleurs bien du mal: “Monsieur Durant je vous présente l’Empire State Bulding, Empire voici Monsieur Durant…non ce serait pas sérieux..). Donc revenons au noms et au surnoms (puisque c’est l’obje de ce tout premier post sur NY, vous l’aviez deviné).

Tiens manhattan par ex,vous trouvez pas que ça sonne bien comme nom? Non? (cette blague m’a été gracieusement offerte par les établissement Carambar !! merci pour eux), et bien Manhattan, c’est pas un nom US !!! pas du tout même !! (Qui a dit Amaziiiiiiiiiiiiiiiiig?) et non, Manhattan c’est (roulement de tambour) le nom d’un chef indien ou d’un “native” comme le dit le “politictement correct” d’ici. Alors dès lors les amis, une question me taraude…

S’agit-il d’une forme de respect envers les origines de leurs civilisation et de cette contrée jadis occupée par les indiens (outrageusement massacrés) ou bien est ce que les colons n’ont pas juger bon de changer un nom qui sonne super bien mais qui aujourd’hui a juste l’air d’une vaste blague? et ben ça personne le sait, même pas Jean-Pierre à qui je dis: “c’est mon dernier mot”, en tout cas pour ce soir… A demain si vous le voulez bien !!

Episode 2: Les New Yorkais sont sympas !!! (1ère partie)

Salut tout le monde ! Toujours en direct des States où je vous fais ce soir encore mon petit laûs (mot latin traduisible en anglais par “speech”, à ne pas confondre avec “Pitch” (célèbre marque de viennoiserie) ou avec “pitch” (zoom zoom mon garçon) célèbre mot ardisonnien voulant dire “résumé” (Thierry si tu nous regardes !)

Mon petit laûs donc, concerne aujourd’hui les habitnnts de la Grosse Pomme avec les lesquels il n’y pas de pépin (Merci à Carambar et à Jean Roucasse sans qui je ne serai rien et qui m’ont inspiré ce trait d’esprit).

Eh bien mes amis, moi qu’on dit “gentil” je fais pâle figure fasse à la générosité des New Yorkais.

Imaginez, nous venions de poser le pieds dans le métro Soraya et moi, que nous sommes interpellés: “FGHJKLHGFDSIUYTREZEDFGCVBN?NBGHJKLYT” dit l’homme avec un certain accent. Soraya comprend (elle triche ça fait 6 mois qu’elle est à Londres) et me révèle que l’homme est libanais, qu’il connait la France et nos interrogations à propos du métro l’ont poussées à se manifester. Il enchaîne avec un “Jadole la Flance” dans ma direction et me souhaite la bienvenue à New York je souris poliment et le remercie ce qui a pour effet immédiat de lui faire plonger la tête la première dans son sac afin d’en retirer deux chocolats qu’il nous tend très gentiment. A la prochaine station il nous lance un “Nice to meet you” vrai et sincère.

Je me retourne vers Soraya et lui lance un “Ouah s’il sont tous comme ça c’est great!” (oui à NY je parle franglais ça m’aide à me sentir fashion everytime everywhere). Nous continuons notre petit voyage lorsque 2 stations plus loin, un black très efféminé, s’assied en face de nous et dévisage Soraya “Are you a model ?” (genre même les homos la drague !!!). Soraya ravie, sourire Colgate et risette de minette “No at all but think you !”

Ensuite s’en suit une conversation que, oh miracle, je comprends à peu près, concernant les meilleurs bars de la ville et les clubs à ne pas louper (à l’Ouest, dans Meatpack of course !!), et mes beaux yeux bleus qui sont “so lovely” (oui je l’intéresse un peu aussi…je vous l’ai dis plus gay ce serait Boy Georges). La conversation continue et nous finissons par dire à ce gentil garçon notre destination finale (qui a dit “le cimetière ?”), en l’occurence la 46th, au 144. D’un coup le mec se lève nous dis “Ok c’est super c’est prêt de Time Square, suivez-moi !!” Soraya, grand sourire, commence à prendre les valises et à suivre cet illustre inconnu sur son air sympa et le fait qu’il ait en sa possession un Blackberry nouvelle génération. Ne pouvant la laisser seule, je les suis (au moins si ça tourne mal je serai là me dis-je).

Sur le chemin qu mène au changement de métro, l’homme ne cesse de nous rassurer et nous dit que nous n’avons rien a craindre. Il me tends sa carte de boulot. “Ouf ce n’est pas un désaxé” crie-je intérieurement, mais je reste tout de même un peu dubitatif devant tant d’efforts totalement gratuit.

Pritchard (puisque c’est son nom) a continué à nous charmer en nous racontant (je vous jure que c’est vrai sinon ça n’aurait aucun intérêt) sa dernière déception amoureuse tout en en nous conduisant quasiment en bas de l’immeuble d’Isa (notre copine mutuelle qui nous héberge durant notre voyage).

Est-ce que c’est pas “so nice” ça ? (comme on dit ici !!!!)

Episode 3: Les New Yorkais sont sympas !!! (suite et fin )

Il arrive qu’avec des gens aussi fous que vous, vous vous retrouviez à faire des choses encore plus folles que d’habitude (c’est ce qu’on appelle le crazy-snow-ball-effect, ou disons que c’est plutôt moi qui l’appelle comme ça..). Bref, et bien aujourd’hui ce fut le cas (relire les 2 dernières lignes dans le cadre d’un blackout momentanné concernant le propos). La journée était belle, nous avons beaucoup marché puis pris le ferry gratuit ! (qui a dit “So nice !!! ?), pour arriver sur Staten Island, une île à proximité de Manhattan et quasiment aussi grande.

Nous avons débarqué, seulement voilà, le débarquement se fait super loin du centre ville, surtout quand nous n’avons que deux jambes pour nous mener à bon port. Et dans le cerveau malade d’une Soraya ce genre de situation devient: “Oh !!! et si on faisait du stop???”. Vous me connaissez, je suis en général plutôt quelqu’un de raisonnable mais j’aime bien foncer et le problème c’est qu’avec So je fonce…à fond !!!

Nous voilà donc partis sur 20m, pouce en l’air et grand sourire. 5min plus tard, une voiture s’arrête (une Nissan qui m’est inconnue après 10 ans de Turbo assidus, c’est vous dire à quel point elle se fait rare dans nos contrées européennes !). La dame à l’intérieur n’hésite pas une seconde et en nous voyant et ouvre la portière passager en criant “Get on !!!”.

Soraya, trop heureuse, ouvre la porte et se précipite dans le véhicule, elle devant, moi derrière. Mon regard se pose sur le capharnaûm qui règne dans cette voiture et j’essaie tant bien que mal de bloquer mes pieds sans marcher sur le pare soleil et le panier du chien. Mais pas de sang dans l’habitacle, a priori c’est un endroit sûr.

S’ensuit une délicieuse conversation de voyage: “Where do you from” “Oh jadole la Flance, je souis alé oune fois a Pawi…” “How long do you stay in NY?” “Oh ok ten days is good ! Great !” Enfin, elle nous demande ce que nous cherchons, et surtout, pourquoi nous faisons du stop. Emily (puisque c’est le nom de cette charmante grand-mère qui nous conduit) est une sympathique et enrobée mère de 2 enfants, une citoyenne américaine lambda et notre guide depuis déjà quelques dizaine de minutes dans Staten Island.

Découvrant que nous n’avions pas de plans établi pour visiter Staten Island, Emily décide de nous emmener dans le principal park de Staten Island. Quelques blocs plus tard, (ici un bloc c’est une rue. C’est dû au quadrillage géographique caractéristique de cette ville), nous voici au coeur du plus beau park privé de Staten Island,un petit paradis gardé et bien sûr interdit aux touristes. Mais ici tout le monde connaît Emily alors du coup la Nissan pénètre sans problème dans cet oasis protégé, et nous avec.

Le park est composé d’arbres centenaires (beaucoup de chênes) de fleurs magnifiques et de petits jardins superbement entretenus, des petites maison début XXème et des écureuils partout, bref, un petit paradis digne du décor de la Petite Maison dans la prairie et si je n’avais pas retenu Soraya elle se serait roulé dans l’herbe fraîchement coupée.

Emily nous confie qu’elle adore venir dans cet endroit très reposant quand elle a le temps et nous invite à la suivre, à marcher sur la pelouse (ici c’est autorisé !!!) et à pénétrer dans une serre (”So lovely!”). Seulemnt voilà, la serre is closed jusqu’à rénovation. Dommage. Mais Emily en profite pour nous raconter son enfance et ses promenades dans ce parc où les maison jadis étaient habitées snif (et oui “Times changed” ma brave dame !). “Habitées ?” mais par qui demande-je à notre bienfaitrice routière.

En fait me raconte-elle, lorsque New York était encore un port de commerce florissant, tous les marins, les hommes de la mer, les gardes -côtes, les marchands, étaient à la solde de l’Etat (d’où le nom de l’île…) et celui-ci leur avait attribué des maisons de fonction que l’on avient désormais sous les yeux. C’est sous l’administration Reagan que ces privilèges ont été abolis et les maisons sont redevenus la propriété pleine et entière de l’Etat qui les entretien très bien, mais n’en fait plus rien.

Ce joli récit a clos cette non moins exquise promenade et notre guide d’un jour a tenu a nous ramené à 2m du ferry. devant tant de gentillesse nous avons pris son numéro afin de la recontacter lors d’une prochaine escale à Staten Island !! Merci Emily !!!!!!!!!!!!

Alors pour clore ces 2 post consacrés aux gens d’ici et être complet sur le sujet, je me dois de nuancer la “gentillesse” de nos cousins US. Leur “gentillesse” n’est pas “morale”, ils font seulement plus preuve d’ouverture que les Européens. Ils n’ont pas peur de l’autre, moins peur de l’inconnu, ou du ridicule. c’est un comportement “gratuit” et totalement dénué de jugement, de la sincérité pure. Cependant, de la bouche même des Français vivants ici, cette attention, cette gentillesse manifeste ne dure pas dans le temps: “Tu vas voir ! essaie de rappeler un New Yorkais avec lequel ou laquelle t’as passé un bon moment ben ça va pas être simple” m’a-t-on-dit.

Concrètement, ce n’est pas parce qu’on a eu un bon feeling (d’ailleurs non simulé) que voilà on est les meilleurs amis du monde et qu’on t’invitera à la prochaine soirée. Bien souvent ils ne donnent pas suite.

Wait and see, je compte bien me faire ma propre idée…See you later guys !